Harri PECCINOTTI

Les images qu’ont choisi Harri Peccinotti avec Jonathan Gervoson pour cette exposition sont assez caractéristiques du style « close up » et intime, sans être jamais vulgaire. Harri Peccinotti photographie les femmes pour des magazines de mode et des campagnes publicitaire.

 

La collection présentée comprend quelques rares tirages reliés aux calendriers Pirelli icônes de 1968 et 1969 ainsi que des images faites pour, entre autres, le mensuel glacé avant-gardiste Nova dont Peccinotti assurait la direction artistique, de son lancement en 1965 à son départ en 1967.

 

Né dans le quartier londonien de Soho en 1935, Peccinotti est devenu apprenti dans le département artistique de Smiths Motor Accessories à Londres, fabricant entre autres de compteurs pour voitures et motos. « On produisait des maquettes pour des campagnes publicitaires, des flyers etcétéra. À cette époque, tout se faisait à la main : le dessin, le lettrage, la typographie. Ce fut aussi mon premier contact avec la photographie et je la pratique toujours depuis.

Le premier magazine dont j’assurais la direction artistique, c’était Flair, un magazine de mode féminin assez populaire édité par la même maison d’édition qui lancerait Nova.  ».

 

Bien que beaucoup de photographes aspirants imitent le style « sexy » de Peccinotti depuis les années 1960, la gamme de sa vision photographique comprend une plus large perspective. En plus, Peccinotti utilisait des mannequins de couleur bien avant que ce soit à la mode.

Quand Peccinotti est parti de Nova en 1967, il a voyagé partout dans le monde pendant une dizaine d’années en faisant des livres documentaires sur des communautés ethniques et sur des peuples du monde en disparition. Il a photographié la guerre de Viêt Nam en 1966.

Ses portraits saisissants du comique anglais Tony Hancock et de la lanceuse de mode Barbara Hulanicki font partie de la collection de la National Portrait Gallery à Londres.

 

 

L'exposition est visible du 18 mai au 30 juin 2019.